Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 10:45

Après mon chantier pilote (« UNE BELLE REALISATION » ci-dessous), j’ai réalisé d’autres essais de projection aux Grands Ateliers à l’Isle d’Abeau (38) ; les Grands Ateliers est un centre d’application, où, notamment, l’Ecole Nationale Supérieur d’Architecture de Grenoble forme ses étudiants.







I. L’ETAT DU PROJET :


Les postulats de base :


-La terre utilisée est une terre naturelle argileuse comme celle utilisée par nos ancêtres pour le procédé « Pisé » ; nous possédons des tests simples pour l’identifier et la préconiser.


-Le recyclage des terres argileuses indésirables et la récupération d’autres matériaux pouvant entrer dans la composition du mélange de projection (bois, végétaux, verre, gravats, plastique…) est l’idée du développement durable du procédé.


-La projection impose une certaine siccité de la  terre ; nous connaissons les tolérances d’humidité de cette terre pour le procédé. Nous pouvons aussi améliorer le stockage, en amont, pour produire la terre adéquat.


-Il faut une granulométrie de la terre adapté pour le passage en machine à projeter et la mise en place de la terre.

 

 

 

 

 

 

Les éléments maitrisés :


-Nous savons identifier la nature de la terre, nous connaissons les tolérances d’humidité et la granulométrie indispensable.


-Les machines à projeter se trouvent en location ; il faut un compresseur et un groupe électrogène pour compléter le dispositif de mis en œuvre ; nous connaissons ce type de projection et le modèle de machine à utiliser le plus adaptée.


-Nous avons mis au point une machine (unité mobile) pour le retraitement de la terre qui nous arrive en vrac (avec une granulométrie non adaptée) ; cette machine broie la terre et possède une partie mélange pour l’adjuvantation afin d’obtenir le mélange optimum et/ou lui introduire des matériaux de récupération.


-La terre projetée possède une composition adaptée à ce mode de mis en œuvre et cette adaptation est « formulé » par rapport à la terre d’origine après broyage.

 






Technique et Architecture :


-Aujourd’hui pour des questions d’assurabilité, il est préférable d’utiliser le procédé en remplissage d’une ossature ; la construction d’un mur porteur doit être validé même si nos ancêtres nous ont laissé « énormément » de témoignage.


-L’ossature utilisée peut être, évidement, en bois mais pourquoi pas dans une autre matière (métallique par exemple).


-Il faut  partir sur un soubassement (pierre ou brique) avec coupure de capillarité


-Dans certaine région du globe, la terre seule suffira comme moyen d’isolation.


-Mais dans notre région à climat continental et pour respecter nos réglementations thermiques, il faut un complément d’isolation. Bien sûr on évitera une ITE (Isolation Thermique par l’Extérieure) à base de plaque de polystyrène pour des raisons techniques et écologiques. Cependant notre mode de projection et notre équipement sont complètements adaptés à la technique « chanvre et chaux » ainsi qu’à la technique « ouate de cellulose ». Un mur multicouche fait d’un noyau de terre peut être la base d’une maison à faible consommation d’énergie.


 

 

Par SYLVAIN SOTO - Communauté : Autoconstructeur
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